
Qu’est-ce que le stonewalling, cette pratique toxique pour le couple?
Se murer dans le silence, se renfermer, ignorer l’autre après ou pendant une dispute… sont des attitudes typiques du stonewalling. Les pratiquez-vous au sein de votre relation?
Une altercation ou un débat houleux a eu lieu avec la personne qui partage votre vie et l’un de vous est depuis plongé dans le silence. Mutique. Pire, il s’est enfui depuis de nombreuses heures? Si ce comportement dure ou se répète, il peut s’avérer toxique pour le couple. C’est ce qu’on appelle le stonewalling.
Fuir ses responsabilités
Ne voyons pas le mal partout, il est fréquent d’être à cran ou chamboulé après une dispute ou un malentendu, de bouder quelques minutes, jusqu’à ce que les esprits s’apaisent et qu’une conversation sereine puisse se mettre en place. Il est aussi fréquent d’aller “prendre l’air” un temps. Mais le stonewalling, littéralement technique du “mur de pierre”, est une pratique plus insidieuse. Elle consiste à refuser tout échange et à préférer la fuite, pendant un long moment. Et elle empêche donc de répondre à l’engagement que suppose la relation.
Une forme de communication?
Ce mutisme peut être interprété comme de la non-communication, mais c’en est bien une. Utilisé sur la durée ou à répétition, le stonewalling fait des ravages: la victime peut se mettre à douter de la solidité de son couple et de l’amour que l’autre lui porte. Et pour cause: elle souffre, le partenaire le sait, mais il semble tout bonnement imperméable à sa douleur. Il lui communique qu’il n’en tient pas compte.
Le mutique doit prendre conscience du mal qu’il cause et des interrogations qu’il suscite
Pour comprendre cette attitude, la victime tente de poser des questions, mais tout au plus obtiendra-t-elle un “Je ne sais pas…”. Convaincu d’avoir raison ou d’aller droit au chaos, le mutique ne veut pas discuter, ce serait inutile… Il finira par sortir du silence, mais seulement quand lui l’aura décidé. Attention, danger!
Comment tendre la main?
En tant que victime de stonewalling, tentez d’épingler vos peurs et de les détailler. Comme toujours, parlez en “Je”: “Je ne te rejoins pas quand tu dis qu’il n’y a pas de solution, ça m’angoisse. Je me demande si c’est lié à un manque de confiance en moi? À ma peur du rejet? Je perçois ton silence comme une agression…”. N’hésitez pas à demander pourquoi vous êtes systématiquement mis(e) de côté. Le mutique doit prendre conscience du mal qu’il cause et des interrogations qu’il suscite.
Et si vous pratiquiez le stonewalling?
Vous vous reconnaissez dans la description ci-dessus? Vous pensez pratiquer le stonewalling? Tout n’est pas perdu, mais beaucoup d’éléments sont à déconstruire.
Lorsque vous demandez du temps et de l’espace, vous êtes déjà dans une forme de communication positive
- Relativisez. Quand vous sentez que vous perdez pied au fil d’une discussion ou d’un débat, que vous n’êtes pas en adéquation avec autrui, dites-vous que c’est normal. Heureusement, nous ne fonctionnons pas tous de la même manière!
- Exprimez votre inconfort. N’hésitez pas à dire que vous êtes sur la défensive, en tension, et que vous avez besoin de souffler pour remettre vos idées en place. Lorsque vous demandez du temps et de l’espace, vous êtes déjà dans une forme de communication positive.
- Revenez humble. Vous avez rompu le dialogue, mais vous vous sentez prête à renouer le lien? Soufflez un grand coup, mettez votre égo de côté et livrez vos ressentis calmement. Aussi, écoutez l’autre sans interrompre. Vous venez de tendre une main, c’est un premier pas.
Plus vous vous détacherez de cette fâcheuse habitude à fuir, plus vous constaterez qu’un conflit ne doit pas forcément entraîner un silence radio. L’autre mérite qu’on l’entende et qu’on lui réponde.
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