charge mentale
Malgré les avancées féministes, l'égalité hommes-femmes à la maison ne va pas encore de soi. Certains duos y arrivent pourtant. © Pexels

Égalité de la charge mentale: comment elles y sont arrivées

Les revendications féminines pour une égalité hommes-femmes commencent à trouver écho dans la société et les esprits. Pourtant, sur le terrain de la famille, il y a encore du pain sur la planche. Certains duos s’en sortent bien, voici leurs astuces.

À l’heure actuelle, la plupart des hommes sont d’accord avec les idées féministes; il est vrai qu’il est devenu politiquement incorrect de dire qu’on est contre les valeurs d’égalité, de justice sociale et de rapports égalitaires. Mais au quotidien, dans le partage des tâches et de la charge mentale, notamment, on n’y est toujours pas…

75 % des mamans s’y collent

Les chiffres, issus de la Ligue des Familles et de l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes, parlent d’eux-mêmes: à l’heure actuelle, les femmes consacrent en moyenne 1 h 30 de plus par jour que les hommes aux tâches domestiques. Les rendez-vous médicaux? Ce sont dans 75 % des cas les mamans qui s’y collent. Les congés parentaux? Ils sont pris à 64 % par les mamans et à 36 % par les papas. Difficile, la conciliation vie privée-vie professionnelle? Oui, pour 61 % des mamans, mais seulement 37 % des papas.

Pourquoi c’est si lent?

Pour certaines féministes, la situation mettra encore des années avant d’atteindre l’équilibre. Pourquoi? Les facteurs d’explication sont nombreux, entre des hommes qui ne veulent pas lâcher leurs privilèges, des femmes qui ont été éduquées à prendre leurs proches en charge, un couple où l’on préfère parler d’amour qu’entamer la guerre des sexes…

Les conseils de celles et ceux qui ont réussi

Ce n’est heureusement pas le cas dans tous les couples. Nos témoins nous expliquent comment elles ont atteint l’équilibre conjugal.

Une répartition à 50-50

Pour Laura, 39 ans, 2 enfants, c’est la répartition de la semaine à 50-50 qui a sauvé l’organisation familiale. “Très vite après la naissance de notre premier enfant, explique-t-elle, je me suis dit qu’il fallait qu’on répartisse la semaine équitablement pour que personne ne se sente floué et que chacun trouve son espace. Tel jour, je conduis et vais rechercher les enfants à l’école, tel jour, c’est lui. Cela évite les comptes d’apothicaire et la frustration, puisque c’est écrit dans l’agenda. Parfois, on négocie pour échanger nos jours: ‘Je te prends ton lundi soir si tu prends mon mardi’, et si c’est impossible, celui qui a besoin d’aide appelle lui-même la baby-sitter. Ça nous dégage du temps libre pour profiter de nos amis, de nos loisirs, ou pour travailler plus si l’on veut”.

Chez Julie, 45 ans, 2 enfants, la répartition des tâches s’est toujours faite de façon assez naturelle, au rythme de l’évolution de la famille. “Au début, on a réparti les tâches selon nos préférences: lui la vaisselle, moi la lessive, on se partageait la cuisine, mais comme il aimait ça, il cuisinait plus souvent. On faisait les courses et le ménage ensemble. Quand les enfants sont arrivés, comme je m’en occupais plus en raison de l’allaitement, il a commencé à cuisiner et à faire les courses systématiquement.

Depuis que les enfants sont plus autonomes sur le plan des devoirs, j’ai proposé de recuisiner un jour par semaine

Quand ils sont entrés en primaire, je me suis occupée des devoirs pendant qu’il cuisinait. Lui a pris en charge toute la charge administrative du logement, de la voiture, des assurances, et moi celle de la santé, des enfants (crèche, école, scout, stages…), des sorties et des vacances. Et depuis que les enfants ont grandi et sont plus autonomes sur le plan des devoirs, j’ai proposé de recuisiner un jour par semaine”.

De bons outils comme Google Keep ou FamilyWall

Pour Valentine, 42 ans, 1 enfant, la solution passe par la technologie. “On utilise l’application Google Keep pour la liste des courses et des choses urgentes à ne pas oublier, ainsi que FamilyWall avec notre fils pour l’emploi du temps de chacun. Pour le reste, on se répartit assez bien le travail. Au début, il repassait derrière moi pour certaines tâches, alors j’ai gagné du temps en le laissant faire ce qu’il aime et je m’adapte”.

Natalya, elle, reconnaît que son homme a toujours été de bonne volonté, mais qu’elle n’arrivait pas à lâcher prise: “J’ai dû le faire en commençant par une tâche et à présent, il s’en charge mieux que moi!”. Avec son compagnon, Evelyne a mis au point une juste répartition des repas: “On a nos jours. Ces jours-là, l’autre sait qu’il ne doit s’occuper de rien”.

Cesser d’anticiper les besoins du conjoint

Enfin, en couple mais vivant “chacun chez soi”, Amandine a décidé de laisser l’intégralité de la charge mentale à son homme qui met surtout la main à la pâte quand ça l’intéresse: “Il n’a rien prévu pour le repas? Tant pis. S’il me dit ‘Tu n’as pas pris de légumes?’, je réponds ‘Tu n’as pas demandé'”. Une solution dont on pourrait peut-être s’inspirer même lorsqu’on vit sous le même toit?

Alors on avance vraiment?

En bref, lâcher-prise, organisation et dialogue sont les maîtres-mots pour une meilleure égalité dans le couple, semble-t-il. Et ce combat n’est pas vain: l’air de rien, ce qui se passe à l’intérieur de nos foyers fait avancer la cause des femmes de façon générale dans la société.

De bons exemples

C’est la blogueuse Emma qui, dans sa BD Un autre regard, a popularisé la notion de charge mentale en 2017. Son compte Instagram regorge d’exemples illustrés sur la répartition des tâches et donc de la charge mentale et émotionnelle au sein du couple. Vous y reconnaîtrez-vous?

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